L’une des grandes révolutions venue du hip-hop, c’est la place accordée à la voix, même sur des formats instrumentaux. À Londres, la mouvance trip-hop, puis le grime et la UK garage, ont laissé s’immiscer des flows syncopés, des punchlines lancinantes au cœur des sets. Ce que font brillantement The Streets, Loyle Carner ou Flohio : leurs voix sont posées sur des bases électro, entre house dystopique et hip-hop introspectif.
À Berlin, la tradition spoken word berlinoise (voir les soirées au Sisyphos ou Ritter Butzke) permet à des artistes de performer entre rap, lecture poétique et transe électronique brute. Cela brise le sacro-saint mur de la "pure instrumentalité" techno, rendant le dancefloor aussi politique que contestataire.