Longtemps, la danse de rue – breakdance, locking, popping ou krump – s’est nourrie des recoins oubliés des villes. Elle a transformé les parkings, les parvis, les stations de métro en véritables podiums d’expression, pour une culture qui ne demande jamais l’autorisation de vibrer. Mais face à la vitalité de la scène hip-hop, une question se pose : la ville soutient-elle réellement les artistes urbains en leur offrant des lieux de pratique décents ? Ces dernières années, le paysage urbain bouge. Les municipalités, promoteurs privés, collectifs citoyens et associations réinventent l’espace public pour accueillir, célébrer et parfois institutionnaliser la danse de rue. Décryptage des initiatives qui changent la game.