À la base ? Des gosses sur du béton, du son plein les oreilles et une énergie à transformer la grisaille en fête. La street dance, c’est d’abord un cri de liberté lancé dans le Bronx des années 1970, là où la pauvreté tentait d’écraser la créativité. Le Mot d’ordre : s’approprier l’espace public. Breakers, lockers ou poppers, tous ont retourné la ville en dancefloor.
Le breakdance fait figure de pionnier, vu comme l’acte fondateur du hip-hop dansé. « B-boying » ou « breaking » pour les puristes. 1973, Bronx River Community Center : Kool Herc balance les premiers breaks en boucle. Les enfants du quartier inventent le power move, la battle et la légende. Rapidement, Rock Steady Crew et The New York City Breakers deviennent des références.
Mais la street dance explose vite ses frontières. Locking (né sur la côte Ouest avec Don Campbell), popping (Fresno, Boogaloo Sam), house dance, krump... Chaque style capte une vibe, une époque. À Los Angeles, dans les années 80, la scène popping buzze grâce à des émissions comme Soul Train, qui donneront au genre sa dimension mainstream (source : The Guardian).