Il fut un temps où les conservatoires, ces temples de la rigueur classique, voyaient la danse urbaine d’un œil lointain. Pas assez noble, trop brute, trop jeune. Les “planchers” vibraient que pour du classique ou du contemporain, point final. Mais la rue a plus d’un tour dans son sac et, aujourd’hui, les beats hip-hop, les moves de break ou les vibes du popping résonnent dans ces mêmes salles. La danse urbaine s’impose, casse les barrières et bouscule les mentalités, jusque dans les institutions les plus traditionnelles.
500 000 pratiquants de danse hip-hop en France d’après Le Monde, des battles qui font salle comble au Zénith, des émissions de télé qui sensibilisent le grand public… Le conservatoire ne pouvait plus tourner le dos à la rue. Zoom sur l’intégration graduelle de la danse urbaine dans des programmes censés former l’élite, mais qui souhaitent aussi rester connectés à la société.