Impossible de parler d’influence hip-hop sans évoquer la déflagration du street art. Au départ, le graffiti new-yorkais, c’est la “voix des sans-voix”, une contestation urbaine. Aujourd’hui, Banksy, JR ou Shepard Fairey sont exposés à la Tate Modern, au MoMA ou au Centre Pompidou.
En France, les ventes aux enchères de street art ont explosé de 1 000 % entre 2013 et 2022 (source : Artprice, via Le Monde). Le style hip-hop irrigue l’art urbain global : calligraphies, slogans, lettrages, collages militants… On retrouve des techniques directement héritées du graffiti dans les catalogues de grandes galeries new-yorkaises ou parisiennes.
Mieux : certains artistes (Futura, Kaws, Jean-Michel Basquiat) passent du métro à la collab’ avec Dior ou Uniqlo. Le monde de l’art n’a jamais été aussi “street aware”.