Les acteurs de la scène urbaine sont clairs : les lieux alternatifs et l’espace public restent vitaux. Sarah, 25 ans, membre du crew We Are Vibes à Lyon : “J’ai rejoint la danse dans un skatepark. L’énergie était dingue, tout le monde s’encourageait, même les passants. Tu bouges, tu rates, tu recommences, et surtout tu te sens libre. Jamais je n’aurais osé pousser les moves que je tente aujourd’hui si j’étais restée dans une salle classique.”
Yacine, 32 ans, ancien freestyler devenu chorégraphe : “L’espace public, ça rend humble. T’es en concurrence avec le bruit, le froid, la pluie, les gens pressés… mais c’est là que tu réalises ce que c’est qu’avoir un vrai impact. Ça t’apprend à capter l’attention, à vibrer plus fort. Si la rue te valide, la salle, c’est easy.”
Ces vécus sont partagés par beaucoup d’artistes, à Paris comme à Berlin, à Dakar, à São Paulo ou à Séoul. Les crews qui explosent aujourd’hui ont souvent d’abord pris la rue, profitant de la visibilité qu’offre un pont, une station de métro, une place animée.