Le popping naît dans un contexte social bouillant : l’après Black Power, la guerre des gangs, l’envie de s’exprimer autrement. On est à Fresno, pas à New York, même si les deux scènes s’influencent. Le style old school, dans sa forme la plus pure, se définit par :
- Le pop : contraction rapide des muscles, le fameux “hit” qui claque avec la basse (Kick, Snare, tout y passe). On parle souvent de “dime stop”, contraction suivie d’un relâchement, marqueur signature des premiers poppers.
- Le Boogaloo : surnom, technique mais aussi état d’esprit : dessiner dans l’air, onduler, articuler le buste et les hanches. On danse sur de la funk ou du soul (Zapp & Roger, James Brown, Parliament Funkadelic…)
- L’impro et le freestyle : pas de chorégraphies ultra-précises, chaque danseur propose SA vibe, sa signature énergétique.
Fresno, Boogaloo Sam, Popin’ Pete, Skeeter Rabbit… Ces noms sont devenus mythiques. Le popping voyage ensuite à Los Angeles puis à Paris, Tokyo, Séoul, Moscou. Mais partout, l’école old school défend ses codes :
- Simplicité de la musique et du mouvement
- Respect des OG, transmission orale et initiatique
- Gestion de l’espace : tout peut être une scène, de la block party à la battle underground