On assiste aujourd’hui à une fusion inédite : le popping ne s’exporte plus, il s’invente et se réinvente sur place. L’Europe peut piocher chez les Américains, les Japonais, les Coréens, mais propose maintenant sa propre touche, hybride et sans complexe. Le popping investit la scène contemporaine (notamment avec la compagnie de Blanca Li, ou encore les productions d’Abou Lagraa), mais aussi des circuits alternatifs : festivals urbains, scènes de théâtre, campagnes de pub, mode urbaine…
Face à la professionnalisation de la scène, les enjeux changent : il ne s’agit plus seulement de s’exprimer dans la rue, mais de conquérir aussi salles, festivals, médias, et réseaux sociaux, sans jamais perdre l’essence de la culture hip-hop : innovation, partage, rivalité saine, respect des origines.
Une chose est sûre : l’Europe n’est plus la simple héritière du popping venu de L.A. Elle en est aujourd’hui l’une des capitales mondiales vibrantes, ouvertes à toutes les expérimentations, et tournées vers la prochaine révolution urbaine. Les prochaines pages de l’histoire sont déjà en train de s’écrire, quelque part entre la rue et les spots lumineux des grandes scènes européennes.