Si la mixtape reste un outil fétiche pour les rappeurs hexagonaux, c’est aussi car elle s’adapte à toutes les mutations du secteur. Les labels ont fini par adopter le format plutôt que de le combattre, histoire de flairer les tendances et d’anticiper les gros cartons. Aujourd’hui, certains artistes utilisent même la mixtape pour build leur empire entrepreneurial, en testant merchandising, NFT ou collaborations mode sur une base “fan to fan”.
Ce qu’on observe aujourd’hui, c’est que la mixtape, loin d’être un vestige ou un “format d’attente”, reste l’arme principale du rap français pour explorer, transgresser et, surtout, fédérer. Un miroir de la rue, en perpétuelle évolution, qui refuse de se figer. Dans vingt ans, qui sait à quoi ressemblera une mixtape ? Une chose est sûre : tant qu’il y aura des histoires à raconter à chaud, des beats à tester et des connexions à tisser, la mixtape fera toujours vibrer l’underground comme le sommet des charts.