Avant tout, impossible de parler de mixtapes sans remonter aux racines. Nées à New York dans les années 70-80, elles étaient, au départ, des compilations enregistrées sur cassettes, souvent dans des conditions artisanales. Distribuées à la volée aux block parties, elles servaient à partager les sets de DJs ou les freestyles inédits. Les pionniers comme DJ Kool Herc, Grandmaster Flash, puis plus tard DJ Clue ou Ron G, ont transformé la mixtape en vecteur incontournable pour sortir du lot (Source: Hip-Hop Evolution, Netflix).
Aujourd’hui, la mixtape signifie surtout rupture des codes : pas de formatage radio, pas de sample clearance à décrocher – juste une avalanche de sons bruts, de punchlines et de créativité. Le décor : la rue, les plateformes digitales, les open mics. Terrains où l’on juge à l’énergie, pas à la signature sur un label.