Une technique énergique, authentique, sans filtre
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Stomps : Frapper le sol du pied, fort, guidé par la musique ou la rythmique du moment. C’est la marque de fabrique du krump : ça cogne, ça vibre, c’est jamais dans la finesse mais toujours dans le ressenti.
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Chest pops : Projeter la poitrine en avant dans une explosion de puissance, comme si tu voulais expulser tout ce que t’as à l’intérieur. C’est viscéral, limite cathartique.
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Arms swings/arms jabs : Les bras balancent, frappent, arment et dessinent la colère, la joie, la rage, dans des gestes francs, précis. Parfois, un simple mouvement du bras raconte plus d’histoires qu’un long discours.
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Buck hops : Petits sauts contrôlés, souvent en synchro avec la musique ou pour donner de l’ampleur au flow.
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Krump grooves : Faire ressortir la vibe, ancrée dans le rebond du pied et la manière d’habiter la musique.
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Get-offs : Faire monter la hype, se libérer de soi, enclencher le mode “beast”. C’est dans la phase du get-off qu’on lâche toute l’intensité et où le battle prend une tournure épique.
Le krump, c’est ça : une palette de mouvements bruts, mais jamais désordonnés. Si le style paraît fou, les gestes restent ultra-techniques, codifiés. Impossible de tricher, chaque détail, chaque vibration, compte. Le but : tout donner. Si tu retiens tout, tu t’effondres. Si tu donnes tout, tu exploses. C’est ce qui fait la magie et la difficulté du krump.
Le storytelling, au cœur du krump
Ici, danser c’est raconter sa propre histoire. On entre dans l’arène avec un vécu, des émotions, une envie de balancer son message. Parfois, la chorégraphie s’apparente à un dialogue imaginaire avec soi-même, son adversaire ou même l’ensemble du public.
Derrière le chaos apparent, le storytelling guide la danse. Ce n’est pas pour rien que de nombreux krumpeurs nomment leurs “moves”. On retrouve des séquences comme :
- Buck: ultra puissant, bien ancré, dégageant le maximum d'énergie
- Kill-off: séquence destructrice qui marque la fin du passage, souvent accompagnée d’une signature gestuelle ou d’une prise de risque folle
- Rounds: façon de standardiser les passages, chaque round correspondant à un niveau d’intensité, de technique ou de créativité
Les codes : respect, famille et compétition
Le krump ne se danse pas en solo. Même dans un battle, il existe un respect de la communauté, de l’histoire des OG’s (Original Gospelers), et de la notion de “famille” (la fameuse Krump Family). Les crews s’appellent “fam” : “Miss Prissy’s Fam”, “Tight Eyez’s Fam”, etc. Chaque famille regroupe des danseurs qui s’inspirent, se challengent, se soutiennent.
Dans un battle, les codes sont clairs :
- On ne touche pas physiquement l’autre
- Chaque round est sacré — le public respecte le passage
- Chacun maîtrise la notion de “clowning” : tourner l’adversaire en ridicule, sans jamais tomber dans l’insulte ou l’humiliation
- L’esprit du battle : montrer qui possède le plus d’énergie, de technique, d’innovation
Le tout, dans une ambiance parfois électrique mais toujours empreinte de respect et de reconnaissance mutuelle.