Le véritable choc de « Marcher en mourant », c’est de nommer la souffrance. Longtemps, dans le rap hexagonal, montrer ses failles restait tabou. Les choses changent. En 2023, selon une étude du média Punchline, 42% des artistes rap ayant sorti un projet évoquent, même indirectement, la déprime, l’anxiété, l’usure émotionnelle.
Fidenza ne fait pas exception. Au contraire, il va frontalement : « J’ai croisé la mort dans l’ascenseur, elle m’a dit bonjour / J’ai avancé quand même, la gorge en feu, le cœur lourd. » Pas de pose, pas de sur-jeu. Dans « Sur ma route », il va plus loin, évoquant la tentation du renoncement sans jamais la sacraliser.
- Un miroir social : Dans des quartiers où la pression sociale est maximale, où les mots sur la santé mentale manquent, son honnêteté fait écho. Sur Insta, nombre d’auditeurs témoignent : « T’as mis des mots sur ce que je ressens. »
- Un tabou qui tombe : Le rap est l’un des rares espaces où ces réalités s’expriment brute. Fidenza rejoint des voix comme Niro, Georgio ou Laylow, qui osent ciseler le mal-être sans en faire un fonds de commerce triste.